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Les voix du « Je »

La musique universellement partagée sous toutes ses formes, « langue de l’âme remuant les émotions » selon Gibran Khalil Gibran, tient une place importante dans notre vie:
un air fredonné, une mélodie jouée ou un rythme improvisé, des chansons diverses reprises …, des « voix du ‘Je’ « .

Ce travail mené dans une approche psychanalytique, proposera une réflexion autour de la musique, et plus particulièrement de la chanson, de sa fonction chez l’être parlant, porteuse de sa « voix » dans son chemin vers la position de sujet invocant, pouvant s’inscrire alors dans « le concert du monde ».

les-voix-du-je

La langue maternelle et le traitement du symptôme

La méthode analytique opère avec les mots\les signifiants. Le signifiant représente le sujet pour un autre signifiant, selon les lois de la structuration du langage.

La langue émise d’avant le langage structuré syntaxiquement. Lacan la nomme : Lalangue, en un seul mot, c’est à dire la langue maternelle, autrement dit, la première entendue, parallèlement aux premier soins du corps.

Quel est le rapport de Lalangue avec les affects et les satisfactions, avec la jouissance corporelle, et avec la constitution du symptôme ?

Societe libanaise

Figures emblématiques et fantasmes groupaux dans la société pluricommunautaire

Comme tout pays, le Liban a ses figures emblématiques. Le fait d’être une société pluricommunautaire en complexifie sans doute le sens, au moins en apparence, si l’on tient compte des raisons explicites construites sur la réalité sociale, politique et religieuse.
Cependant, les raisons avancées se limitent-elles à cette réalité ? N’y a-t-il pas une part plus obscure dans l’intérêt qu’une société, en tant que groupe, porte aux acteurs de son histoire ?
Une part davantage liée, non plus à la réalité mais à la vie fantasmatique du groupe dont lui-même n’a pas conscience.
Une production fantasmatique issue de l’organisation des défenses mises en scène pour répondre au mieux, en dehors de la raison, à l’angoisse suscitée par les situations concrètes que le groupe et les sous-groupes affrontent. Situations internes provoquées par les relations que les membres entretiennent les uns avec les autres, mais aussi situations externes provenant des relations avec les divers « extérieurs ».
La stabilité et la répétitivité des caractéristiques de ces figures emblématiques nous amènent à penser que quelque chose d’elles dépasse la réalité historique pour exprimer plus en profondeur nos conflits intrapsychiques eux mêmes, projetés grâce à elles à l’extérieur de nous, réalisant ainsi un double clivage, personnel et groupal, qui nous permet d’être les spectateurs de notre condition humaine.

Conférence 20 avril 2016 - Figures emblématiques et fantasmes groupaux dans la société pluricommunautaire.

Institution, Art Thérapie et Staff Care

La gamme des états affectifs subjectifs correspondants aux activités de travail, va des états d’insatisfaction, de tristesse, de dépression, de compulsion, jusqu’à des états moins fréquents de réalisation de soi, d’épanouissement et de joie.

Tout parcours pose la question du cadre, de la rencontre, des attentes, des limites, des résistances, des failles et des dissonances, en vue de débloquer l’action et la créativité.

Pourtant nombreux sont les parcours là où l’angoisse prend le dessus, là où il n’y a plus de désir, là où le projet commun se fige.

Nombreuses sont les institutions qui sentent le vide, l’inertie, la pensée dominante et la faillite institutionnelle.

Nombreux sont les professionnels qui se sentent pris au piège, ou qui ne ressentent plus rien, automates réglés à craindre tout changement.

Les dispositifs d’art-thérapie –mot(s) bien mal choisi(s)- permettent d’entendre, de poser une distance, de créer un monde de possibles à l’intention des travailleurs et des institutions, et de répondre en partie, à une difficulté intrinsèque au travail, qui a à faire avec son humanisation, qui a à faire avec l’émergence d’une parole libre et responsable, avec la sortie de tout état de servitude, en vue d’un maximum d’intérêt et de satisfaction, pour l’institution et la mission qu’elle représente, le travailleur et son rapport à cette mission, le bénéficiaire, son besoin et sa demande.

SLP-mai-2016

La femme et la mère

Dans nos sociétés arabo-musulmanes les signifiants qui indiquent le féminin sont : fille, sœur, épouse, mère et grand-mère. Dans la langue arabe, le mot « Mara » (femme) c’est le masculin de « Mro’o » (homme). Donc, comme l’a prouvé Freud, dans l’inconscient, il n’y a pas un signifiant qui représente l’identité féminine. Seule la référence phallique se contente de le dire.
Mais, La question du féminin s’inscrit dans ce que le phallus ne peut pas nommer, ni symboliser. Avec ce manque, l’être d’une femme se trouve doté d’une castration. Mais une femme a un corps et de la parole, et de ce fait même, elle aspire à la jouissance et au désir, comme étant l’Autre sexe qui se différencie de l’un phallique. Avec la psychanalyse, une ouverture s’est déployée sur des histoires de femmes, sur leur désir d’exister à l’encontre de la présence du modèle de la mère.
La mère, image sacralisée, valorisée et idéalisée phalliquement, ne dit pas tout sur la femme. Elle transmet, seulement sa façon propre d’exister en tant que femme. En tant que femme, elle est vouée à l’Autre symbolique (les lois, charia ’a, et tout ce qui émane de l’ordre établi).
Dans ce séminaire, nous allons aborder, et selon les propos évoqués des patients et patientes, des figures éclaircissantes des femmes et des mères dans leur rapport à leur progéniture :

– Des mères plus mères que femmes. La projection de leur désir : maîtrise, envahissement qui va jusqu’au ravage.
– Des femmes plus femmes que mères : Dans leur souci d’accéder à leur désir de femmes, elles affectent leur progéniture dans son identité sexuelle.
– Un destin autre sera propre à d’autres femmes qui arrivent à trouver un certain équilibre entre leur position de femme et celle de mère.

Tout cela sera abordé, pour chaque cas, une par une.
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De la culpabilité à la responsabilité dans la clinique psychanalytique

La culpabilité est un sentiment qui nous coupe du moment présent. Elle sape notre énergie et elle est source de confusion. La culpabilité est souvent initiée de l’extérieur, mais nous l’alimentons de l’intérieur, et cela, souvent pendant des années. D’où vient le sentiment de culpabilité et quelle place occupe-t-elle dans le travail analytique ?

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